19 Juin 2012

Bien souvent, lorsqu’on dine de la cuisine indienne, les desserts servis sont très riches et sucrés. Mais il en reste pas moins qu’ils sont symboles de partage, de joie, de fête et donc on les savoure pour des occasions spéciales.

Contrairement pour la cuisine asiatique en fin de repas on mange des fruits frais qui sont à la portée de sa main. On a toujours une variété de beaux fruits chez soi ou dans son  jardin.

Tout en dégustant nos fruits en quartier, en salade… commence une discussion interminable sur des sujets sérieux, on papote, on bavarde qu’on ne voit même plus le temps passé...

Alors, lorsque je cuisine indien je termine toujours avec un dessert léger et frais. L’un des desserts aimé par mes convives est le Mango Malaï. C’est une mousse à la mangue, l’une de mes créations très simple à réaliser. Essayez et vous verrez !

Malaï = crème, mousse


Mango Malaï - Mousse à la mangue


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Pour 4 à 6 personnes

Préparation : 20 minutes


Ingrédients

- 1 grosse mangue mûre

- 25cl de crème entière

- 2 c.c. de sucre

- 2 c.c. de jus de citron vert

- 2 pincées de cannelle en poudre

- 2 pincées de muscade en poudre (facultatif)

- Quelques amandes effilées


Préparation

Eplucher et découper la mangue pour récupérer uniquement la chair. Mettre les dés de mangue, le jus de citron vert dans un robot mixeur et réduire en purée.


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Dans 1 grand bol verser la crème, le sucre, la cannelle et fouetter pour réaliser une chantilly.

Incorporer la pulpe de mangue dans la crème et mélanger avec une spatule délicatement.


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Répartir la mousse dans des coupes, verres…selon votre choix, j’ai pris des verrines.


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Filmer et entreposer les verrines ou coupes au réfrigérateur.

Torréfier les amandes effilées et réserver.

Servir le mango malaï d’une touche de crème chantilly et décorer de quelques amandes effilées.


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A déguster sans attendre !


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17 Juin 2012

Dans ma tendre enfance, j’observais à l’horizon les vastes champs de canne à sucre et savourais un petit pain maison trempé dans son sirop. Petite histoire, c’est en 1639 que la canne fût introduite à Maurice par les Hollandais.

En 1734, c’est Mahé de la Bourdonnais qui développa et intensifia sa culture. Elle en a traversé des péripéties, malgré les intempéries, les fermetures d’usines, la relation humaine et la nature, la canne occupe toujours une place importante dans l’économie, l’esprit et le cœur des mauriciens. D’où le surnom de l’ile : "la Perle Sucrée".

 

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Cristallisé, glacé, caramélisé ou cuit et indispensable pour la confection des sirops, confitures ou gelés… pour ne citer que quelques une et mille façons de l’utiliser, le sucre procure cet irremplaçable goût qui depuis des siècles, apporte bonheur et saveur à la vie. Quelques fois c’est bien de se le rappeler.

 

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Un musée lui est consacré à L’Ile Maurice : « L’aventure du sucre », ça vaut le détour si un jour vous vous y rendez.

 

 

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L’un des biscuits typiquement mauriciens qui découle du sucre est le Napolitain.

En créole on le prononce "napolitaine". Il s'agit de deux sablés fourrés d'une gelée de fruit et le dessus glacé.

La version classique est réalisée à base de farine, beurre, sucre, gelée et du colorant.

J’ai apporté ma petite touche personnelle afin de le rendre plus savoureux. Alors à vos crayons !

J’envisage par la suite de créer une version salée à partager avec vous.

 

Napolitain à la vanille - Napolitaine

 

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Pour 10 à 15 pièces (20 à 30 sablés)

Préparation : 40 minutes  - Repos : 1h - Cuisson : 15 à 20 minutes

Glaçage : 20 minutes  - séchage : 2 à 4h - Garnissage & Assemblage : 15 minutes

 

Ingrédients

>La pâte

- 225g de farine

- 225g d’amande en poudre blanche

- 225g de beurre  

- 25g de sucre cristallisé

- 1 sachet de sucre vanillé bio ou gousse de vanille bio

- 1 œuf bio

- 1 pincée de sel

- ½ c.c. de cardamone en poudre

- ½ c.c. de cannelle en poudre

- 2 pincées de girofle en poudre

- 50g de farine (façonnage de la pâte)

 

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>Glaçage et nappage

- 1 blanc d’œuf bio

- 100g de sucre glace

- 25cl d’eau

- Colorant alimentaire naturel rouge ou vert

- Quelque goutte de jus de citron

- Gelée de fraise bio ou groseille ou goyave

 

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Préparation et cuisson

> La pâte sablée

Mixer la poudre d’amande. Tamiser la farine, la poudre d’amande, dans un grand bol ajouter la farine, la poudre d’amande, la pincée de sel, les épices et mélanger avec une maryse.

 

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Dans un bol moyen ajouter le beurre fondu, le sucre, le sucre vanillé ou les graines de vanille, mélanger avec un fouet, incorporer l’œuf et remuer à nouveau.

 

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Dans le grand bol, faire un puit, verser l’appareil beurre-sucre-oeuf et mélanger. Travailler la pâte à la main et réaliser une boule. La pâte doit être homogène. Filmer et réserver au frais pendant 1h.

 

> Façonnage

Fariner ces mains, le plan de travail, étaler la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, elle doit faire 1 cm d'épaisseur, vous pouvez aussi utiliser du papier sulfurisé pour cette opération si la pâte colle un peu.

Découper avec un emporte-pièce des disques de 6 ou 8cm de diamètre.

 

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Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurisé que vous aurez préparé à l’avance. Enfourner les plaques  pendant 15 à 20 minutes (four à chaleur tournante ou pas) à thermostat 4. Réduire la cuisson si vous optez pour des mini sablés (10 à 12 minutes). Laisser les biscuits refroidir.

 

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> Glaçage & séchage

Dans un bol mettre le blanc d’œuf, la pincée de sel, quelques gouttes de citron, monter en neige avec un batteur ou robot à fouet ou fouet. Il faut qu’il soit ferme. Incorporer le sucre glace, mélanger délicatement avec une spatule. Séparer dans des bols cet appareil en deux ou trois en fonction des colorants que vous allez utiliser. J’ai choisi du rouge et du vert comme couleur. Ajouter les colorants et remuer.

 

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Les sablés vont de paires dont il faut glacer seulement un sablé sur deux. Soit à l’aide d’une petite spatule, ou d’un couteau plat déposer et répartir le glaçage sur le sablé ou soit tenir à l’aide du pouce et de l’index le sablé, tremper une face dans le bol avec le glaçage sans lâcher le biscuit et le retourner avec un mouvement rapide et délicat. Déposer le sablé sur une grille et laisser sécher.

 

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> Garnissage & assemblage

Préparer la gelée dans un bol, déposer 1 à 2 c.c. de gelée de fraise sur chaque sablé non glacé, le napper et recouvrir d’un sablé glacé.

 

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Et voilà le biscuit napolitain est prêt !

 

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Les ranger dans une boite hermétique, ils se conserveront pendant une bonne semaine. Au fil des jours qui passent le gout des napolitains est fin et meilleur.

Conseil : Les biscuits peuvent  être préparés la veille et le glaçage le lendemain. Pareil pour le mixage de la poudre d’amande.

Je vous recommande de déguster ce napolitain avec une tasse de thé ou un bon café !

 

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« Et tel aussi était leur amour de la terre qu’une

   grande joie leur gonflait le cœur quand les cannes

   étaient mûres et que cent mille panaches fleurissaient

   la plaine, comme l’armée d’un maharajah. »…Marcel Cabon

Belle journée à vous !


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13 Juin 2012

Un temps frais et nuageux, idéal pour savourer une bonne soupe Miso.

Une entrée considérée comme l’un des piliers de l’alimentation japonaise après le riz. C’est une soupe très facile à préparer et elle requiert  très peu de temps.

Timing parfait, entre deux cours pour l’apprentissage de la langue japonaise. Pour la réussite de cette soupe, il faut choisir de bons produits.

Je m’approvisionne auprès de la boutique Kioko, elle est spécialisée dans la vente des produits « made in Japan ». Elle a aussi un site internet pour commander en ligne se qui est très pratique.

La miso est une pâte fermentée de graine de soja de riz ou d'orge et de blé. Elle constitue la base des soupes japonaises.

Le tofu est une pâte réaliser à base de lait de soja, il existe sous différentes formes : frais, ferme, mou, frit que vous pouvez trouver dans des épiceries asiatiques ou dans les rayons frais/diététiques des supermarchés. Il est source de protéine donc un bon allié pour la santé.

 

Soupe Miso – Miso shiru

 

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Pour 1 personne

Préparation : 10 minutes - Cuisson : 10 minutes

 

Ingrédients

- 35 cl d’eau

- 30 à 40g de tofu ferme bio (si possible)

- 2 c.s. de pâte miso blanc doux

- 1 c.s. d’algues wakame séchées

- 1 à 2 petits champignons de paris

- 3 cm de poireau

- 1 branche d’oignon nouveau

- 1 brin de ciboule

- ¼ feuille de chou (facultatif)

- sel (facultatif)

 

Préparation et cuisson

Mettre à tremper les algues wakame dans un petit bol d’eau bouillante et réserver.

 

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Brosser les champignons pour débarrasser le sable et la terre. Emincer finement, les champignons, le poireau, l’oignon nouveau et la ciboule. Débarrasser l’eau du sachet ayant conservé le tofu et le découper en petits cubes.

 

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Dans une casserole porter à ébullition 25cl d’eau, ajouter la pâte à miso et réduire le feu. Incorporer le tofu, remuer et laisser cuire pendant 3 à 4 minutes à feu doux. Ajouter les algues wakame avec l’eau dans le bouillon et mélanger délicatement.

 

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Incorporer les champignons, le poireau, mélanger et cuire à peine une minute.

 

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Eteindre le feu, servir la soupe miso dans un bol moyen, arrosé d’oignon nouveau et de ciboule.

 

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A déguster très chaud, notre petite balade japonaise se termine ici.

 

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Dewa mata !


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10 Juin 2012

Il est bien court le temps des cerises, quand elles se tiennent là sur les étales, dans leurs habits rouges et brillants, je suis tentée.

Elles me provoquent, me séduisent, je ne peux y résister les voici emmaillotées dans mon panier.

En route vers la maison, mille et une envies, idées se pressent à moi pour les préparer.

Elles finiront sur ou dans un gâteau pour ressortir tous leur éclat, leur parfum… et pourquoi pas dans un clafoutis.


Des mots, des rimes c'est aussi ça ma cuisine telle une poésie ! 

 

Pour 6 à 8 personnes

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de cuisson : 35 minutes


Clafoutis aux Cerises


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Ingrédients

- 400g de cerises

- 80g de farine

- 100g de sucre

- 3 œufs

- 25cl de crème liquide entière

- 1 pincée de sel

- 1 gousse de vanille de Bourbon

- 1 c.s. de rhum

- 2 c.s. de sucre glace (facultatif)


Pour le moule ou les ramequins

- 10g de beurre

- 10g de farine


Préparation et cuisson

Tamiser la farine et ajouter la pincée de sel. Dans un grand bol mettre le sucre en poudre et casser les œufs tout en les incorporant un à un. Mélanger ces deux ingrédients avec un fouet.


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Ajouter la farine en pluie et en trois fois tout en continuant de mélanger avec le fouet. Incorporer la crème liquide et remuer.


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Fendre en deux la gousse de vanille, ajouter les graines, le rhum dans le bol et mélanger à nouveau. La pâte doit être lisse, brillante et épaisse comme une pâte à crêpe.

 

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J’ai choisi un moule pour réaliser mon clafoutis mais des ramequins peuvent convenir aussi. Beurrer le moule et le saupoudrer de farine.


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Retirer la queue des cerises, les disposer dans le moule et verser doucement l’appareil dessus.


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Enfourner le moule pendant 30 à 35 minutes à 180°C (thermostat 6). Si vous optez pour des ramequins le temps de cuisson sera réduit.


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Conseil : vous pouvez faire macérer les cerises dénoyautées ou pas dans un mélange sucre/vanille pour les adoucir si elles sont acides. Goutez en une avant la préparation.


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Savourer ce clafoutis tiède saupoudré de sucre glace.


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  A Bientôt !


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9 Juin 2012

A l'Ile Maurice on a pour habitude de savourer des bouillons, ils accompagnent traditionnellement les mets. il en existe une multitude que je vous ferais découvrir dans notre aventure culinaire. Les papilles délicates se laisseront bien séduire et même les plus difficiles. l'un des premiers bouillon très apprécié par les mauriciens est celui du brède pe tsaï ou chou chinois comme on l'appelle ici en France.

 

Bouillon Brède pe tsaï

 

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Pour 4 personnes

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 12 à 15 minutes

 

Ingrédients

- 400g de feuilles de pe tsaï ou chou chinois (une dizaine de feuilles)

- 1/2 tomate

- 1/4 d’oignon blanc

- 1 c.c. d’ail écrasé

- 1 c.c. de gingembre écrasé

- 1 c.s. de sauce de soja claire (Kikomann)

- 1 c.s. d’huile d’olive

- 4 verres d’eau

- Sel et poivre du moulin

 

Préparation et cuisson

Eplucher l’oignon, la gousse d’ail, le morceau de gingembre, découper l’oignon en petit cubes et réduire l’ail, le gingembre en purée.

Peler la tomate, ôter le cœur, les pépins et découper en petit dés. Trancher les feuilles de pe tsaï en deux dans le sens de la longueur et redécouper des rectangles dans le sens de la largueur.

Dans une casserole mettre à chauffer l’huile d’olive, ajouter les oignons, mélanger et ajouter la purée d’ail/gingembre laisser suer pendant 1 minute.

 

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Incorporer la chaire de tomate, remuer et laisser cuire jusqu’à obtention d’une purée.

Ajouter l’eau, saler, poivrer et porter à ébullition à couvert. Ajouter le pe tsaï, mélanger et faire cuire pendant 5 minutes à feu doux.

 

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C’est prêt lorsque les feuilles sont translucides et fondantes !

 

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Ce bouillon se consomme chaud seul ou avec du riz nature et un bon « carry » comme on le fait à Ile Maurice.

 

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Bon appétit  et à bientôt !

 


 

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8 Juin 2012

Par ce temps toujours aussi déprimant, j’ai cuisiné un rougail(le), c’est un plat très aimé à Ile Maurice et à la Réunion. Il plait aussi bien aux grands qu’aux enfants. Tous les secrets pour réussir un bon rougail réside dans la préparation de la sauce. Je vais réaliser un rougail de poisson avec des steaks de thon mais vous pouvez choisir un autre poisson tel que le cabillaud (pavé), la dorade, ou le capitaine…


Rougail poisson thon


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Pour 2 à 3 personnes

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 25 minutes


Ingrédients

- 2 steaks de thon

- 3 grosses tomate ou 4 de taille moyenne

- 1 oignon blanc

- 2 gousses d’ail

- 1 morceau de gingembre

- 4 à 5 feuilles de curry

- 1 petit piment vert (facultatif)

- 1 poignée de coriandre ciselée

- 3 c.s. d’huile d’olive

- 1 c.s. d’huile de tournesol

- Sel et poivre du moulin


Préparation et cuisson

Eplucher l’oignon, l’ail et le gingembre. Emincer finement l’oignon et les tomates. Réduire l’ail et le gingembre en purée. Découper délicatement en deux les steaks de thon.

Dans une poêle mettre à chauffer l’huile de tournesol et une cuillère à soupe d’huile d’olive et faire saisir le poisson sur chaque face. Il doit être dorée à l’extérieur et tendre au cœur.


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Dans une marmite indienne ou une casserole chauffer l’huile d’olive, ajouter les oignons et laisser suer. Incorporer l’ail, le gingembre, mélanger et ajouter les feuilles de curry. Ajouter les tomates, mélanger et cuire à feu moyen à couvert.


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A mi-parcours de la cuisson mélanger la sauce. Lorsque l’eau des tomates s’est évaporée et que la sauce s’est épaissie incorporer les morceaux de thon et remuer délicatement. Laisser la sauce enrober le poisson pendant une minute à feu doux. Arroser de coriandre ciselée.


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Vous pouvez accompagner ce rougail avec un bol de riz nature et avec un petit bouillon de brède pe tsaï et/ou avec un satini de pomme de terre ou un achard de légumes…


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C’est comme ça qu'on le savoure à Ile Maurice ou à la Réunion.

 


 

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