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15 Octobre 2015

Photographie culinaire ♥ Mes premiers pas en prise de vue avancée

La photographie culinaire c’est un sujet qui me tient à cœur et je pense qu’elle va de pair avec la gastronomie. Il suffit d’observer les photos culinaires des magazines et des livres pour rester complètement ébahi ou en adoration devant le travail artistique. Je vais vous parler de cette passion grandissante que j’éprouve en photographiant mes recettes. Les mets que je partage avec vous ont presque tous une histoire et plus encore ceux qui ont bercé mon enfance.  A combien, j’aimerais tellement réussir à exprimer ce sentiment dans une photo mais ce n’est pas si évident que ça. Au début, lorsque j’ai lancé mon blog culinaire je prenais mes clichés avec un appareil à photo compact, le Canon Ixus 700. C’était mon tout premier, certes la qualité de la photo me semblait correcte mais je trouvais toujours quelques choses à redire. Pour améliorer la qualité de mes clichés je me suis aventurée en mode manuel, c'était le petit plus qu'offrait ce boitier. Je l'ai conservé très longtemps, je l’ai toujours d’ailleurs, j’aurais un peu de nostalgie si je devais m’en séparer. Un jour l'opportunité s'est présentée et depuis peu, je suis passée à un appareil photo reflex d’entrée de gamme et toujours chez Canon.  Je crois que je suis fidèle à la marque japonaise car j'ai été bien contente de mon petit compact.

Mon reflex Canon, je prends très soin de lui car je sais pertinemment qu’ils ne sont pas donnés ces appareils et surtout les objectifs. Alors, lorsqu’on me l’a offert pour mon anniversaire, j’ai sauté de joie.

Parlons-en de la photographie, j’ai côtoyé ce domaine lors de mes cours d'art plastique mais à cette époque j'étais plus axée vers la création artistique, de la peinture sur toile et des sculptures. Je ne me suis pas focalisée sur l'art de la photographie, j'étudiais essentiellement les photos en noir et blanc, les ombres, les contrastes qui se dégagent de ce style de photographie. Le manuel à la portée de la main, je l’ai lu dans son intégralité, et je peux vous dire qu’il y a de la technicité qui s’y cache derrière ce joli petit bijou et il va me falloir un peu de temps pour tout assimiler.

Pour me familiariser avec les différentes fonctions, j’ai débuté en mode automatique puis je suis passée au mode créatif, une phase indispensable pour comprendre l’exposition (ouverture du diaphragme), le temps de pose (la vitesse d’obturation) et la sensibilité (Iso). Ce mode est un tremplin pour s’orienter en douceur vers le mode manuel. Je vous préviens, je suis amatrice dans ce domaine et je n’ai jamais pris de cours de photographie, ceci dit j’ai suivi les précieux conseils et expériences des blogueuses très talentueuses, Mouni Abdelli (auteur de la Photo Gourmande), Béatrice Peltre (La Tartine Gourmande), Aran Goyoaga (Cannelle Vanille), Culinographie par Cyrielle (Carnets Parisiens), Emilie Guelpa (Griottes) et Linda lomelino (Call me Cupcake).

Je suis en admiration par leur travail artistique, ce sont des passionnées de food et pour lesquelles j’éprouve un profond respect.

Parlons un peu de l’environnement où j'effectue mes photos culinaires, et non je n'ai pas de studio photo car on m'avez posé cette question et loin de là. Je pense que je procède un peu comme tout le monde, c'est-à-dire avec les moyens du bord. Alors l'exposition on peut dire que je suis gâtée car toutes les pièces de mon appartement sont baignées par la lumière par ces grandes baies vitrées. J'utilise une petite table d'appoint, orientée de côté vers la lumière et avec comme fond un mur blanc, vous voyez c'est très sommaire. Malgré des voilages blancs présents, la lumière reste quand même très vive pendant la période d'ensoleillement, résultat j'ai compris que je ne pouvais pas photographier à tout moment de la journée et donc j'ai dû prévoir des tranches horaires pour ma photographie culinaire. Je photographie toujours à la lumière naturelle. Les contrastes et les ombres sont bien marquantes alors il y a quelques jours j’ai demandé à Mr Cookile de me découper une planches fines blanches en contreplaqué, cela fait office de réflecteur pour adoucir ces effets.

Depuis peu, je suis passée à la fonction manuelle sur l’appareil photo. C’est le mode où l’on peut régler l’exposition (l’ouverture du diaphragme), le temps de pose (la vitesse d’obturation) et la sensibilité de la lumière (ISO). Je développerais ces trois derniers éléments dans un chapitre prochain lorsque j’aurais bien pratiqué avec cette fonction et avoir pris du recul. J'adore la couleur blanche pour sa sobriété, sa simplicité comme vous avez pu le remarquer j'utilise souvent un fond blanc (draps, nappe, serviette... et chute de tissus) pour mes clichés photos. Toutefois, je n'ai pas encore réussi à dompter la lumière avec perfection puisque mes photos sont d'un ton froid ou chaud, il faut que j'arrive à optimiser mon réglage pour trouver le bon équilibre. Je crois aussi que je dois intervenir sur la balance des blancs et je n'ai pas encore travaillé sur cette fonction mais ça va venir ;-)

Les trois paramètres essentiels à prendre en considération avant la prise de vue du cliché sont les suivants :

> L'exposition - ouverture du diaphragme : C'est la quantité de lumière qui passe dans l'objectif et elle est exprimée avec la lettre 'f/'et suivie d'un chiffre. Plus ce chiffre est petit et plus l'ouverture est grande et inversement. Il faut être très attentif à ce paramètre car une trop grande quantité de lumière peut se traduire en surexposition de la photo et une faible quantité de lumière peut se traduire par une sous-exposition de la photo.

 De plus, ouverture du diaphragme a un impact direct sur la profondeur de champs, la zone de netteté.  Tout dépend de la quantité de lumière, la aussi, alors une grande ouverture se traduit par un faible profondeur de champs et inversement avec une petite ouverture. Si vous affinez le réglage vous pouvez réaliser de joli flou d'arrière plan.

> Le temps de pose - la vitesse d'obturation : C'est le temps pendant lequel l'obturation s'ouvre pour laisser passer la lumière pour atteindre le capteur du boîtier ou de l'appareil. Pour moi, c'est le paramètre le plus difficile à comprendre et surtout à coupler avec l'ouverure du diaphragme pour un bon équilibre. Il m'a fallu beaucoup, beaucoup de pratique et je suis passée par une longue phase de note... et test.

> La sensibilité du capteur - l'ISO - La sensibilité du capteur à la lumière, elle est exprimée en chiffre suivi du terme ISO. Une sensibilité ISO trop grande et donc avec une quantité de lumière importante entraîne du 'bruit' sur la photo (des petits grains).

Voilà, un bout de mon initiation à la photographie culinaire et un peu de l'envers du décor.

Photographie culinaire ♥ Mes premiers pas en prise de vue avancée
F/5 * 1/60 * 200ISO

F/5 * 1/60 * 200ISO

F/3,5 * 1/60 * 200ISO

F/3,5 * 1/60 * 200ISO

F/3,5 * 1/60 * 200ISO

F/3,5 * 1/60 * 200ISO

L'envers du décor

L'envers du décor

Photographie culinaire ♥ Mes premiers pas en prise de vue avancée

Bon week-end à vous et à très vite ! 

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